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Choix de nouveautés

Où se cachent les abeilles

Clémence est une jeune infirmière psychiatrique, fascinée par le passé de Félicienne Antière, une de ses patientes âgées qui ne cesse de l’appeler Solange. Sur un coup de tête, Clémence part en road trip à Sainte-Foy accompagnée de Delphine. Si la femme d’une cinquantaine d’années compte bien décoincer un peu sa jeune amie, il se pourrait que l’infirmière, quant à elle, n’ait pas révélé les raisons réelles de ce choix de destination.
Aurélie Spiaggia, Reines de Coeur, 228 p.
17.90 €

La crise de la masculinité : autopsie d'un mythe tenace

Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l'incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d'accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides. Pourtant, l'histoire révèle que la "crise de la masculinité" aurait commencé dès l'antiquité romaine et qu'elle toucherait aujourd'hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l'Inde, Israël, le Japon et la Russie. L'auteur propose une enquête sur ce discours. Il analyse l'émergence du «Mouvement des hommes» dans les années 1970 et du «Mouvement des droits des pères» dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis. Il se demande quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l'égalité entre les sexes.
Francis Dupuis-Déri, éditions du remue-ménage, 320 p.
22.00 €

Un clou dans le bec

Une compilation de situations du quotidien dans lesquelles des femmes qui subissent une pression masculine, un geste ou une remarque déplacée, décident de ne plus se taire. Dans la rue, au travail ou à la maison, elles reprennent le pouvoir sur leur vie et exposent leurs arguments drôles et cinglants.
Maxime Poisot et Emmanuelle Teyras, Marabout, 96 p.
10.00 €

Campagnes anti-genre en Europe. Des mobilisations contre l'égalité

Après plusieurs décennies de progrès constant, l'Europe fait face à une nouvelle vague d'opposition à l'égalité de genre et aux droits sexuels, des revendications rassemblées sous le vocable de « théorie » ou « idéologie » du genre. Cette opposition se manifeste à propos d'enjeux divers, comme l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, l'avortement, les technologies de reproduction, l'éducation sexuelle, les législations antidiscriminatoires ou les droits des personnes trans. Comment un concept universitaire comme le genre, repris par une organisation religieuse telle l'Église catholique romaine, a-t-il pu se convertir en un puissant outil de mobilisation et devenir la cible de mouvements sociaux ? Comment ces discours et ces formes de mobilisation traversent-ils les frontières ? Qui sont les acteurs de ces mouvements ? À partir de l'étude des mouvements anti-genre de treize pays européens, dans une approche transnationale et comparée, cet ouvrage présente les points de rencontre entre mobilisations religieuses, populisme de droite et angoisses nationales dans l'Europe d'aujourd'hui.
dir. Roman Kuhar et David Paternotte, PU Lyon, coll. Sexualités, 363 p.
22.00 €

Manifeste des espèces compagnes

Ce livre propose un pari audacieux : prendre notre relation avec les chiens au sérieux et apprendre une éthique et une politique dévolues à la prolifération de relations avec des êtres autres qui comptent. Vivre avec les animaux, investir leurs histoires et les nôtres, essayer de dire la vérité au sujet de ces relations, cohabiter au sein d’une histoire active : voilà la tâche des espèces compagnes. Des histoires d’amour, mais également de pouvoir, de conflits raciaux et d’idéologies coloniales, des histoires qui aident à élaborer des manières positives de vivre avec toutes les espèces qui sont apparues comme nous sur cette planète. Quelle est notre capacité humaine à construire des relations d’altérité qui ne soient pas marquées par des rapports de domination, mais par des relations de respect, d’affection, d’amour — sans qu’il s’agisse d’anthropocentrisme ou d’anthropomorphisme? Voilà l’une des questions centrales que soulève ce livre devenu incontournable.
Donna Haraway, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jérôme Hansen, préface de Vinciane Despret, Climats, 168 p.
17.00 €

George Sand à Nohant

"C'est par Nohant, par sa maison, que je l'ai rencontrée. À vrai dire, elle ne fut pas un modèle de ma jeunesse. Ses romans, La Petite Fadette, etc., me paraissaient bons pour les distributions de prix. Je participais à la dépréciation dont Sand a été victime après sa mort. Je la trouvais d'un âge qui n'avait plus grand-chose à dire aux filles de Simone de Beauvoir, dont je me revendiquais. Ma découverte fut en partie fortuite. La demeure de l'Indre, héritée de sa grand-mère, représente ses racines, mais aussi un refuge contre Paris, qui fit sa renommée et qu'elle n'aimait pas, une « oasis » propice au travail. Nohant, elle en rêvait comme d'un phalanstère d'artistes, une communauté égalitaire, un endroit de création et d'échanges par la musique, la peinture, l'écriture, le théâtre, la conversation. C'est aussi une cellule politique. Nohant est le creuset d'une utopie, pénétrée par le désir de changer le monde."
Michelle Perrot, Seuil, coll. La librairie du XXIè siècle, 444 p. ill.
24.00 €

L'insolente : dialogue avec Pina Selek

Sociologue, écrivaine, militante antimilitariste, féministe et libertaire, Pinar Selek est victime depuis plus de 20 ans de la part de la justice turque. Elle revient sur son parcours, son enfance, ses combats auprès des opprimé-es : avec les enfants des rues d'Istanbul, les prostituées, les Kurdes, les Arménien.nes. Elle raconte la torture et la prison, mais aussi la création d'un atelier des artistes de rue, d'une coopérative féministe ou d'une plateforme d'écologie sociale. Aujourd'hui exilée en France, elle continue avant tout son combat pour décloisonner les luttes et ouvrir des voies créatives vers une autre société.
Guillaume Gamblin, Cambourakis, coll. Sorcières, 224 p.
20.00 €

Deux femmes

Tout sépare Hong-yeon et Gongju, deux jeunes femmes coréennes : leur caractère, leur rapport aux hommes, leur milieu familial... Gongju, plutôt réservée, originaire de la ville de Daegu, dans le sud du pays, veut à tout prix travailler dans le secteur de la presse. Hong-yeon, dessinatrice à Séoul, est insouciante et extravertie. Et pourtant, les deux femmes sont amies et se confient régulièrement l'une à l'autre. Chronique cette amitié mouvementée entre deux femmes qui se débrouillent tant bien que mal dans une société qui leur est souvent hostile.
Song Aram, traduit du coréen par Yeong-hee Lim et adapté par Lucie Modde, çà et là, 168 p.
18.00 €

Rosa Bonheur : sa vie, son oeuvre

Anna Klumke fut la compagne des derniers jours de l'artiste Rosa Bonheur. Cette très belle réédition reliée de l'ouvrage original paru en 1908 se présente comme une biographie en grande partie tirée des conversations intimes avec Rosa Bonheur et ponctuée de quelques illustrations.
Anna Klumke, MKS, 391 p.
38.00 €

Combats de femmes : une perspective juive

Sous-titré "Féminismes, religions, laïcités, solidarités", ce recueil d'articles et conférences, présente une synthèse des débats auxquels l'autrice a participé, essayant d'éviter tout dogmatisme religieux ou politique : les théories du genre, le rejet de « l'autre », l'impact des religions sur les femmes, les engagements pour la paix, le souci pour l'avenir de l'État juif... Nelly Las nous montre que le féminisme est plus qu'une lutte pour l'égalité, que c'est aussi une réflexion sur soi, une éthique, une solidarité et une confrontation avec autrui.
Nelly Las, L'Harmattan, 204 p.
21.50 €

Le genre dans l'espace public : quelle place pour les femmes ?

Les espaces publics ont un sexe implicite, souvent masculin. Au quotidien, les femmes rencontrent des difficultés : harcèlement de rue, agressions sexuelles, équipements publics plus souvent conçus par et principalement pour des hommes (skateparks, stades, boulodromes, etc.)... De nombreux obstacles apparaissent et limitent le partage équitable des lieux communs. Pourquoi ? Comment faciliter l'accès et le partage de l'espace public par tous et toutes ? Ce livre apporte des analyses concrètes et propose des réponses à ces questions. Il rassemble des contributions inédites de chercheurs (géographes, sociologues, etc.) et de spécialistes des questions de genre et d'urbanisme. Il prolonge de manière analytique les transformations les plus actuelles de la pensée et de l'aménagement des espaces publics.
dir. Maud Navarre et Georges Ubbiali, L'Harmattan, 191 p.
20.50 €

La langue française : un usage genré

Le masculin l'emporte toujours sur le féminin.Fruit d'une volonté politique, cette règle est l'illustration parfaite de la manière dont les autorités politiques, culturelles et morales exercent un pouvoir symbolique aux conséquences bien réelles.
Comment la domination du masculin est-elle si ancrée qu'aujourd'hui, sa remise en cause peut être qualifiée de péril mortel ? Cet étonnement est le point de départ d'un cheminement qui mènera l'autrice à la sociologie, à la psychologie et à la philosophie politique pour démontrer que non, ce parler n'est pas plus naturel qu'un autre. Au bout de ce cheminement arrive la quête d'une alternative promouvant l'égalité, la représentation équitable et, in fine, l'inclusion.
Ophélie Wattier, L'Harmattan, 127 p.
15.00 €

Femmes, féminismes et religions dans les Amériques

Les études en sciences sociales des religions ont encore beaucoup à découvrir sur l'engagement concret des femmes dans les sphères religieuses et plus encore sur les divers féminismes religieux. Il a fallu l'impulsion des mouvements des femmes des années 1970 puis le développement des études sur les femmes et le genre pour que l'on s'empare de ces sujets d'une façon plus analytique. Il s'agissait d'expliquer leur place ou leur rôle, non plus par leur « nature », mais par des rapports sociaux passés et présents. L'urgence du questionnement sur les religions depuis les années 1990 et plus encore au début du XXIe siècle, avec la focalisation sur le genre des groupes fondamentalistes et néo-conservateurs, ont donné un nouvel écho à ces recherches. Le rôle actif des femmes au sein des religions a été étudié et notamment celui des congrégations féminines, puis ont été mis au jour les féminismes religieux, et plus récemment les mouvements dits inclusifs LGBTQI. Ce recueil se situe au coeur d'un vaste champ d'études qu'il faut continuer à explorer.
dir. Blandine Chelini-Pont et Florence Rochefort, PU Provence, 161 p.
14.00 €

Le rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir

À la veille du 8 Mars 1979, Khomeiny appelle les femmes à se voiler dans les lieux publics. Tandis qu'en signe de protestation, les Iraniennes envahissent par milliers les rues de Téhéran et d'autres grandes villes du pays, en France S. de Beauvoir prend position en leur faveur, au nom de l'universalité des droits des femmes. Le deuxième sexe fut pour partie traduit en persan dans les années 1970, les milieux iraniens francophones connaissent l'écrivaine depuis les années 1960, mais la pensée de Simone de Beauvoir est longtemps restée dans l'ombre de l'existentialisme. Aujourd'hui, une jeunesse éprise de liberté se saisit de son image pour dire tout à la fois son vécu, ses rêves et ses désirs. Ce voyage en Iran sur les traces de Simone de Beauvoir plonge au coeur des questions que l'islamisme soulève à propos de l'identité culturelle et religieuse, dans son rapport au social et au politique.
Chahla Chafiq, iXe, 177 p.
16.00 €

Qui sème le vent récolte la tapette : une histoire des Groupes de libération homosexuels en France de 1974 à 1979

L'histoire du Groupe de libération homosexuelle, créé en 1974 par des membres d'Arcadie et du Front homosexuel d'action révolutionnaire. Pendant près de cinq ans, à travers tout le pays, une trentaine de groupes se constituent en un véritable mouvement politique luttant pour l’abrogation des lois discriminatoires sur l’homosexualité ou la libération sexuelle, tout en participant au combat anticapitaliste. En 1979, le GLH organise la première université d'été homosexuelle avant de passer le flambeau à d'autres militants.


Mathias Quéré, Tahin Party,160 p.
6.00 €

Hunger : une histoire de mon corps

L'auteure raconte comment une agression sexuelle subie dans son enfance l'a conduite à prendre du poids volontairement pour devenir invisible et se protéger. Elle dénonce à travers son témoignage les rapports conflictuels que les femmes occidentales entretiennent avec la nourriture, le modèle social qui leur est imposé et l'ostracisation de celles qui ne correspondent pas à la norme.


Roxane Gay, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Santiago Artozqui, 272 p.
20.90 €

Qui a peur de la mort ?

En Afrique, après l'Apocalypse, une femme survit à l'anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi. Errant dans le désert, elle donne naissance à une petite fille à la peau blanche et aux cheveux blonds, qu'elle nomme Onyesonwu. Des pouvoirs magiques remarquables se manifestent chez l'enfant au fur et à mesure qu'elle grandit.
Nnedi Okorafor,traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Laurent Philibert-Caillat Le Livre de Poche, 600 p.
8.90 €

Carnets

Goliarda Sapienza (1924-1996) est née à Catane dans une famille socialiste anarchiste. Elle connaît d'abord le succès au théâtre avant de tout abandonner pour se consacrer à l'écriture. S'ensuivent des décennies de recherches, de doutes, d'amours intenses. Mais son oeuvre complexe et flamboyante laisse les éditeurs italiens perplexes et c'est dans l'anonymat que Goliarda Sapienza meurt en 1996. Elle ne trouve la reconnaissance qu'après sa mort, avec le succès en 2005 de la traduction en France du roman "L'Art de la joie". En 1976, après avoir fini la rédaction de ce roman, elle commence à écrire ses pensées dans un carnet. Elle remplira ainsi près de 8.000 pages, jusqu’à sa mort, en 1996.
Goliarda Sapienza, traduit de l'italien par Nathalie Castagné, Le Tripode, 480 p.
25.00 €