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Choix de nouveautés

Ceija Stojka : une artiste rom dans le siècle

La Maison rouge a consacré à Ceija Stojka sa première rétrospective en 2018 : artiste et poétesse rom, elle a été déportée à l'âge de dix ans dans trois camps de concentration. A 55 ans, autodidacte, elle se lance dans un fantastique travail de mémoire poétique et pictural et devient la première femme rom à témoigner de son expérience concentrationnaire. Ce catalogue s'attache à restituer l'esprit de l'artiste, sa singularité et sa force de vie.
G. Baumgartner, Ph. Cyroulnik, P. Williams et al., avant-propos A. de Galbert, trad. de J-F. Allain, F. Mathieu, Ch. Penwarden, Fage, 197 p.
30.00 €

Qui a peur de la théorie queer ?

De la Manif pour tous au militantisme LGBT, en passant par la recherche, les débats intellectuels ou l'émergence de nouveaux médias, l'auteur analyse la réception de la théorie queer en France. Il démontre que les campagnes réactionnaires qui ont suivi l'ouverture du mariage aux homosexuels.les s'attaquent en réalité à la théorie queer. Si elle dérange, c'est parce qu'elle soutient que le sentiment d'appartenance ne naît pas d'un socle de valeurs et de références communes mais de la capacité à en contester le bien-fondé.
Bruno Perreau, Presses de Sciences Po, 224 p.
22.00 €

Doux comme un cornichon et propre comme un cochon

"Qui a mis un A dans août? A quoi rêve la girafe dans son zoo? Pourquoi est-il malpoli de montrer quelqu'un du doigt, mais pas un arc-en-ciel?" Ce recueil de comptines et de poèmes de la romancière américaine paraît pour la première fois en France. A travers eux, et en suivant le rythme des saisons ou des fêtes de l'année, elle répond aux questions que se posent les enfants sur le monde des adultes. Dès 3 ans.
Carson McCullers, ill. de Rolf Gérard, traduit de l'anglais (États-Unis) par Jacques Demarcq, édition bilingue anglais-français, Seghers Jeunesse, 48 p.
15.50 €

La vie ne me fait pas peur

Maya Angelou, poétesse, romancière, activiste est l'une des grandes figures de la littérature afro-américaine. Ce récit en rimes proche de la comptine met en scène une petite fille courageuse qui affronte ses peurs et clame ainsi haut et fort "que la vie ne lui fait pas peur du tout". L'autrice dit l'avoir écrit "pour tous les enfants qui sifflotent dans le noir en refusant d'admettre qu'ils ont sacrément la frousse". Dès 4 ans.
Maya Angelou,ill. Géraldine Alibeu, traduit de l'anglais (États-Unis) par Santiago Artozqui, édition bilingue anglais-français, Seghers jeunesse, 48 p.
15.50 €

Le matrimoine de Paris : 20 itinéraires, 20 arrondissements

De bâtiments en statues, ce livre est l'occasion, en 20 itinéraires, d'évoquer les femmes remarquables qui ont fréquenté les lieux : artistes, écrivaines, peintres, scientifiques et même sorcières...C'est également l'occasion de redonner à ces femmes d'exception la place qu'elles méritent dans l'histoire de Paris et de l'humanité.
Édith Vallée, éd. Christine Bonneton, 430 p.
18.00 €

"Le plus beau métier du monde" : dans les coulisses de l'industrie de la mode

A partir d'une enquête en immersion et d'entretiens auprès des travailleurs (stylistes, mannequins, vendeurs, retoucheurs, etc.) de l'une des industries les plus puissantes du monde, l'anthropologue dévoile la réalité du travail à l’œuvre derrière la façade "glamour" de la mode. Elle met en lumière les dynamiques d'exploitation et d’auto-exploitation, qui ont cours jusque dans la création de luxe, et le prestige social liés au fait de travailler dans un milieu désirable.
Giulia Mensitieri, La Découverte, 276 p.
22.00 €

Darling Days

Dans ce récit d'apprentissage, l'auteur, qui deviendra l'un des porte-parole de la communauté LGBT, raconte avec "un sens du tragi-comique réjouissant" son enfance à New York dans les années 80 au milieu des travestis, des punks et des artistes mais aussi sa décision d'être un garçon plutôt qu'une fille,le poids des normes qui enferment, la pauvreté et la violence et surtout l'amour pour sa mère accro aux médicaments et aux revirements d'humeur dévastateurs.
iO Tillett Wright, traduit de l'anglais (États-Unis) par Charles Recoursé, Seuil, 417 p.
22.50 €

Ces hommes qui m'expliquent la vie

Rebecca Solnit est l'une des voix les plus marquantes du nouveau féminisme américain. Dans ce recueil d'essais, elle s'interroge sur la certitude des hommes de savoir mieux que les femmes ce qu'elles doivent penser ou faire. Une certitude en corrélation avec l'absence des voix des femmes dans l'Histoire. En explorant une "nouvelle façon de penser le féminisme", l'autrice fournit des armes pour les luttes à venir.
Rebecca Solnit, traduit de l'américain par Céline Leroy, L'Olivier, 176 p.
16.00 €

A quoi tu joues ?

Marre des idées reçues du genre " Les garçons, ça fait pas de la danse et les filles, c'est pas bricoleur?". Ce livre à destination de tous, dès 3 ans, réunit une série de photos pleine page qui dénoncent les idées reçues avec humour : les contre-exemples aux stéréotypes sont cachés sous des rabats que l'on découvre au fur et à mesure. Réédition du prix Sorcière 2010.
Marie-Sabine Roger et Anne Sol, Sarbacane en partenariat avec Amnesty International, 40 p.
15.90 €

En finir avec la culture du viol

Chaque jour, des femmes sont agressées sexuellement ou harcelées. Ces violences n’apparaissent pas spontanément: elles ont des causes sociales – impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité – et ne sont donc pas une fatalité. Identifier les éléments culturels qui servent de justifications et de terreau à ces actes permet de proposer des pistes qui permettront d’y mettre fin. Un livre accessible à tous et à toutes, étayé de nombreuses références et exemples concrets.

Noémie Renard, les Petits matins, 180 p.
12.00 €

Parisiennes, ces femmes qui ont inspiré les rues de Paris

Malka Marcovitch est historienne et spécialiste en droits des femmes. Ce livre, co-écrit avec J-M Dubois, retrace, à travers une recherche documentée, les destins des femmes (sportives, artistes, scientifiques, reines, résistances, femmes de lettres ou politique etc) qui ont marqué Paris et le monde et nous rappelle la place qu'elles occupent dans notre société.
Malka Marcovich avec Jean-Marie Dubois, Balland,537 p.
25.00 €

Je suis le genre de fille

" "D'accord" : c'est peut-être le mot qu'elle dit le plus souvent, par fatigue, lâcheté ou absence d'à-propos. Mais certains soirs, tard, [...] elle est capable d'envoyer des mails incendiaires ou insensés pour rectifier la situation." L'autrice livre, à travers ce portrait de femme, une comédie sur les apparences et les non-dits et s'attache à démasquer ce que Sarraute appelait "les innombrables petits crimes" que les paroles des autres provoquent en nous.
Nathalie Kuperman, Flammarion, 224 p.
18.00 €

Les soeurs de Fall River

Au XIXème siècle, à Fall River, Lizzie Borden découvre son père et sa belle-mère sauvagement assassinés. Très vite, son attitude oriente les soupçons. Sa fragilité la rend-elle coupable? Avec ce roman, l'autrice réinvente l'un des crimes les plus célèbres d'Amérique et au-delà, nous fait plonger dans les secrets d'une famille en mettant à nu la relation de deux sœurs et leur besoin d'indépendance aux prises avec les carcans de l'époque.
Sarah Schmidt, traduit de l'Anglais (Australie) par Mathilde Bach, Rivages, 444 p.
23.00 €

Droits des femmes, tout peut disparaître

Si le principe d'égalité s'est peu à peu imposé, les droits des femmes font toujours l'objet d'attaques.Un danger est la façon dont ils sont traités et défendus institutionnellement et qui tend à les isoler d'autres questions sociales et politiques. Ce livre propose un retour critique sur les acquis des 40 dernières années, sur les résistances à l'antisexisme et les limites que le contexte néolibéral impose à la défense des droits des femmes.
Pauline Delage, Textuel, 160 p.
15.90 €

Elles, ces parisiennes : Promenades à la rencontre de femmes d'exception

53% des Parisiens sont des Parisiennes mais moins de 3% des plaques de rue honorent l'une d'entre elles. Célèbres ou moins connues, d'Olympe de Gouges à Sonia Delaunay en passant par Colette, Louise Michel, Violette Leduc ou Marguerite Duras, ce guide invite à déambuler dans les pas des femmes sans qui Paris ne serait pas ce qu'elle a été ni ce qu'elle est.
Claire Lemonnier, Parigramme, 300 p.
18.90 €

Sens averse (répétitions)

Face au monde qui déraille, Valérie Rouzeau érige ardemment un mur de poèmes, seule manière de poursuivre «le dur métier de vivre». «Tu dois te remettre à l’heure heureuse», : tâche difficile, car tout l’agresse (les acronymes, l’argent des footballeurs, la mort des abeilles, etc). Au fil de ce recueil, elle glane dans sa mémoire de quoi tenir bon, oppose sa force fragile à l’âpreté de la vie et glisse en douceur des consolations entre «les jours où rien ne va».
Valérie Rouzeau, La table ronde, 180 p.
16.00 €

Là où il fait si clair en moi

"Tu n'as pas d'autres armes que les mots". Dans ces sept poèmes, l'auteure, considérée comme l'une des voix majeures de la littérature africaine, écrit sur la guerre, l'exil, la barbarie et la mort et rappelle que la poésie a la capacité de "réenchanter la vie" et les mots d'exprimer la tolérance et la paix, de "partager les maux et les joies / de ceux qui n'auraient pas de voix".
Tanella Boni, Bruno Doucey, 96 p.
14.00 €

Etre fil

Défilé, déroulé, abandonné, précipité / ce qui autour fait sens / le paysage / la terre / la page // J'avance à travers / je me faufile / obtuse. Marion Collé mêle la poésie à la pratique du fil. Elle a cherché le point fragile d'équilibre à partir duquel la vibration du langage pouvait lui permettre d'avancer, d'inventer des traversées entre deux plate-formes. Des paysages émergent de ses figures ; un spectacle naît de ses poèmes. Premier recueil comptant déjà "mille lecteurs enthousiastes".
Marion Collé, Bruno Doucey, 80 p.
14.00 €