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vendredi 8 novembre 2019

Rencontre avec l’artiste roumaine KATJA LEE ELIAD pour sa monographie "Map Maker Like Lyrical - Works 1999-2017" en présence de l’historienne de l’art VALENTINA IANCU et animé par ELISABETH LEBOVICI - 19h

Ce livre Map Maker Like Lyrical édité par Valentina Iancu (Punch) rassemble une sélection des œuvres les plus représentatives de la pratique de l’artiste ces 20 dernières années. Katja Lee Eliad emploie le langage, l’identité et la condition de la différence dans plusieurs univers qui vont de la peinture, du dessin, des poèmes jusqu’à la vidéo ou le sound art. La forme, le support et les moyens d’expression changent, en se moulant à l’environnement de l’atelier qui se trouve dans un mouvement continuel.
L’artiste a travaillé aux Etats Unis, en France et en Roumanie, étant obligée de s’adapter en permanence à de nouvelles conditions de travail. Le livre comprend trois textes, deux analyses théoriques signées par Valentina Iancu et Anca Verona Mihulet et une interview de l’artiste accordée à Nicolas de Ribou. Le volume agit comme une carte de ces mouvements dans l’espace, tout en offrant les coordonnées nécessaires à la compréhension de son trajet queer, tumultueux.

«  Stimulante, queer, simple, visionnaire, radicale, expérimentale, joueuse, traumatique, naive déconcertante, spirituelle, mathématique, poétique et musicale sont les premiers attributs qui me traversent l’esprit quand j’essaie de décrire l’art créé par Katja Lee Eliad depuis 20 ans. Elle est flexible dans ses messages car elle passe gracieusement d’un medium à l’autre. Elle alterne l’universel et le personnel, en poursuivant soit par le biais de la poésie ou de la politique, un regard qui parfois se pose intime dans l’espace de sa propre famille. Une fois plongée dans l’intimité de sa vie privée, elle joue cartes sur table. Sans secrets, sans se cacher. Vouloir encadrer son monde dans des catégories d’art spécifiques équivaut à emprisonner dans des mots une œuvre qui est par sa nature intrinsèque, ouverte » (Valentina Iancu)

«  La pratique de Katja Lee Eliad est connectée aux possibilités que présente la plateforme de travail qu’elle manie pour élargir sa propre vision ainsi que pour accommoder les replis référentiels cachés dans les coins de sa mémoire personnelle. La plateforme de travail peut consister en un carnet, un mur, une palissade de jardin, un vélo, une pièce ou bien une maison en entier. C’est un environnement interchangeable qui parfois peut sembler aride en matière créative et d’autres fois abonde de stimulants qui au début sont conflictuels puis par la suite se transforment en équilibre. » (Anca Verona Mihuleț).

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