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samedi 18 janvier 2020

Club de lecture : "Les guerres de mon père", de Colombe Schneck et "Mort d’un silence" de Clémence Boulouque - 13h à 15h

Le club de lecture (que nous avons initié en septembre 2014 autour de l’œuvre de Violette Leduc) propose pour le 2ème trimestre de sa 6ème saison d’abord une séance sur deux romans de la troisième génération des survivants de la Shoah, puis un cycle sur les « transfuges de langue/de continent ».
Le club de lecture est auto-géré et ouvert à tous-tes, vous pouvez venir régulièrement ou occasionnellement. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire. Il est simplement demandé (et indispensable !) d’avoir lu le livre qui sera discuté et de préparer 10 à 20 lignes d’un extrait à lire éventuellement.
ATTENTION changement d’horaires cette année : un samedi par mois de 13h à 15h.

Pour cette séance du samedi 18 décembre qui sera animé par Laura :
On analysera l’univers littéraire de deux écrivaines et journalistes françaises, toutes deux d’origine juive : Colombe Schneck (1966) et Clémence Boulouque (1977). On a choisi d’examiner en particulier le corpus suivant : Les guerres de mon père (2018) de Colombe Schneck et Mort d’un silence (2003), de Clémence Boulouque.
Les auteures appartiennent à la troisième génération des survivants de la Shoah.Toutes deux mobilisent de manière récurrente la mémoire familiale et capturent une dimension biographique comme stratégie pour parler de soi. En écrivant sur ses souvenirs de famille, Colombe Schneck souligne une phrase de prédilection de son père : « On ne parle pas des choses qui fâchent ». Le silence apparaît donc au cœur de son histoire familiale, marquée par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, et également touchée par d’autres évènements douloureux qui, outre la charge de souffrance qui leur appartient en propre, fonctionnent aussi comme « réactiveurs » du traumatisme de la Shoah.
L’ouvrage de Clémence Boulouque ramène également à la question de la transmission du traumatisme collectif de la Shoah, parallèlement à un drame familial particulier. L’attentat du World Trade Center, à New-York, est le point de départ du livre Mort d’un silence, prix Fénéon 2004 et premier ouvrage de l’auteure. Journaliste et critique littéraire, Clémence Boulouque est la fille du juge Gilles Boulouque, mort tragiquement alors que Clémence n’avait que treize ans.
Le récit autobiographique couvre essentiellement la période de 1986 à la mort du juge, mêlant les évènements de la sphère publique à la dimension intime de la vie privée. Le récit débute à la nomination de Boulouque à une nouvelle fonction au sein de la magistrature, fonction liée à l’investigation d’attentats attribués au groupe Hezbollah et au conflit entre l’Iran et l’Irak en 1986. Clémence avait alors à peine neuf ans et le texte décrit le quotidien d’une famille typique de la classe moyenne française qui s’oppose au déroulement futur d’évènements terribles, déterminant une sorte de rupture entre une vie lumineuse et sa suite ténébreuse.

Prochaine séance samedi 15 février : Nord perdu suivi de Douze France, de Nancy Huston, animée par Véronique

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