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mercredi 11 mai 2016

Rencontre avec DIANE LAMOUREUX pour la parution de son essai "Les possibles du féminisme : agir sans "nous" " - 19h

« Les féminismes expriment fondamentalement une révolte. Savoir ce que l’on refuse, ce qui ne peut plus durer, ce qui constitue une injustice ne suffit pas pour établir ce que l’on recherche ni même pour trouver les moyens d’y parvenir. Et puisque les motifs de révolte sont nombreux et procèdent de l’expérience singulière de chacune, “faire mouvement” pose problème. »
Afin d’établir sa légitimité, le féminisme a d’abord postulé que toutes les femmes sont liées par une oppression commune. Si le constat reste exact, l’universalisme féminin mène à une impasse. Ne faudrait-il pas plutôt construire des solidarités qui n’obligent pas certaines à sacrifier leurs enjeux sur l’autel de l’unité ?
Néolibéralisme, liberté, justice sociale, défense des droits ou rapport à l’État, les réflexions courageuses de Diane Lamoureux abordent de front les questions qui animent le féminisme des dernières décennies et qui traversent la pensée politique au Québec. En cherchant à cerner les conditions de radicalité du féminisme, elle rompt une fois de plus avec la tentation du conformisme. L’unisson n’est ni possible ni souhaitable. Le féminisme ne fait pas mouvement : il est mouvement. -

Diane Lamoureux est professeure de philosophie politique à l’Université Laval. Ses travaux actuels portent sur l’impact conjugué du néolibéralisme et du néoconservatisme. Les possibles du féminisme : agir sans « nous » est son cinquième livre publié aux Éditions du remue-ménage. Elle a récemment fait paraître Le trésor perdu de la politique (Écosociété, 2013) ainsi que Pensées rebelles : autour de Rosa Luxemburg, Hannah Arendt et Françoise Collin (2010). Elle a également codirigé avec Francis Dupuis-Déri l’ouvrage Les antiféminismes : analyse d’un discours réactionnaire (2015).

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